Publié le 17 Feb 2018, à 19:41

Retenue des notes du premier semestre : La société civile appelle à placer l'intérêt des élèves au dessus de toute autre considération

Des représentants d'associations et d'organisations actives dans le domaine éducatif en Tunisie ont exprimé, aujourd’hui samedi 17 février 2018, leurs préoccupations et leurs craintes des répercussions négatives de la décision prise par la Fédération générale de l'enseignement secondaire, relevant de l'union générale tunisienne du travail, relative à la retenue des notes des collégiens et des lycéens au titre du premier semestre.

A noter que cette retenue des notes est destinée à faire pression sur l'autorité de tutelle afin qu'elle satisfasse certaines revendications dont, en particulier, l'amélioration des conditions socioprofessionnelles des enseignants et la réforme du système éducatif, sachant que c’est Lassâad Yaâcoubi, secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire qui prône ce bras de fer qui n’est pas le premier du genre.

Ces associations représentant les élèves, les parents et les éducateurs ont appelé à placer l'intérêt des enfants au dessus de toute autre considération et de faire prévaloir l’intérêt de l’enfant au dessus de tout autre intérêt tout en retournant à la table des négociations afin de résoudre les problèmes en suspens et surmonter les différends en vue d’éviter toute décision de nature à porter atteinte à l'intérêt et à l'avenir de l'élève ainsi qu'à la famille tunisienne et qui se répercutera, négativement, sur l'ensemble du système éducatif.

Les diverses associations ont dénoncé cette décision de retenue des notes et ont appelé, haut et fort, au respect du droit à l'éducation qui est un droit constitutionnel s'inscrit dans le cadre des droits de l'enfant.

A rappeler que le ministre de l'Education avait qualifié cette décision d'illégale, appelant la fédération générale de l'enseignement secondaire à la table du dialogue et réitérant la disposition de son département à examiner les revendications des enseignants qui relèvent du champ d'action du ministère, avouant ne pas pouvoir répondre aux doléances qui ont des incidences financières.